La pièce s’ouvre sur une toile photographique de plusieurs mètre du bord de mer dieppois, en Normandie, et de sa centrale nucléaire. Quatre figures statiques, de dos, développent un temps long.
Ressac est une exploration chorégraphique et visuelle du littoral européen, à la croisée de l’intime et du collectif. Comme un·e peintre esquissant un paysage en strates, la pièce dévoile couche après couche notre rapport à l’écologie, au temps et à l’intranquillité. Elle invite à une immersion sensible dans les paysages naturels – et intérieurs. Regarder le monde avec attention est devenu un acte de résistance. À travers l’observation minutieuse de notre environnement émergent des récits, que l’art peut révéler et transmettre avec acuité et délicatesse. Nous faisons face à une réalité où le modèle économique dominant fragmente le lien entre l’humain et son milieu. Face à l’ampleur des bouleversements écologiques, la réponse politique semble vaciller. Quels récits la danse peut-elle faire émerger des paysages en crise ? Que disent les états d’intranquillité du corps sur notre monde ? Et quelles formes esthétiques la danse invente-t-elle pour rendre sensible l’onde de choc des crises contemporaines ?
Coproductions : Charleroi Danse Centre chorégraphique de Wallonie-Bruxelles.
Avec les soutiens : bourse Beaumarchais-SACD, Fédération Wallonie-Bruxelles — Service de la Danse, Wallonie Bruxelles International, Kanal-Centre Pompidou, whalll- Centre culturel Woluwe-Saint-Pierre, le Bamp, Résidence BIRD-Pierre Droulers, Maison de la création – Bockstael, Honolulu-Nantes, écolo.
Remerciements : Rose Alenne, Jeanne Colin, Nicole Conte, Maya Dalinsky, Killian Madeleine, Yves et Brigitte Nicolle, Sophie Pahud, Melissa Rondeau.
GYMNASE est un projet de danse documentaire qui s’appuie sur un travail de recherche mené depuis cinq ans autour du lieu emblématique qu’est l’omnisport, espace central de l’enseignement du corps via le sport dans le secondaire mais aussi un espace de vie où les gloires, les défaites et les traumas s’écrivent. À travers une approche à la fois anthropologique, sensible et artistique, j’ai collecté récits, témoignages et observations en collaboration avec plusieurs équipes, pour interroger l’éducation des corps telle qu’elle se construit dans cet environnement. Nos corps ont été en partie façonnés par ce lieu : ses règles, ses dogmes, sa vision du corps performatif, compétitif – souvent traversée par une histoire patriarcale du corps genré et de la culture physique. GYMNASE propose une installation immersive où se dépose une parole fictive, nourrie de récits réels. Ces voix évoquent la formation des corps, de l’intérieur même du lieu, et mettent en lumière les traces qu’elle laisse. Ce rapport somatique se prolonge par le mouvement, dans un travail chorégraphique du "geste fantôme" – ce geste qui subsiste après l’apprentissage, après la contrainte, dans la mémoire corporelle.
À travers ce processus documentaire et chorégraphique, GYMNASE pose une question cruciale : que faisons-nous aujourd’hui de cette éducation des corps ? Quelles formes d’émancipation se dessinent ? Quelle critique joyeuse et fertile peut émerger lorsqu’on place cette histoire-documentaire dans un dispositif artistique, pour mieux la transformer ?
Coproductions : Charleroi Danse Centre chorégraphique de Wallonie-Bruxelles.
Soutien à la création: Garage 29, bourse de création Un futur pour la culture (Cabinet de la Culture Fédération Wallonie-Bruxelles), les Halles de Schaerbeek, Théâtre de l’étoile du nord, scène conventionnée danse- Paris.
Soutien à la recherche: le Bamp, Charleroi danse Centre chorégraphique de Wallonie-Bruxelles, Mains d’œuvres - Saint-Ouen-sur-Seine, Centre National de la Danse, TDI – Théâtre à Durée Indéterminée, Carreau du temple.
Ce projet chorégraphique et plastique convoque trois performeurs dans un environnement charbonneux reconditionnant nos perceptions. Corps, matières, sons, textes, leurs mises en voix, le dispositif lumineux permettent l’avènement d’une d’étrangeté, d’une exploration de phénomènes plastiques et physiques questionnant nos rapports aux environnements, à nos métamorphoses physiques.
Cette pièce met en place les liens qu’un individu peut tisser avec un matériau. Elle amène aux limites que peut atteindre le danseur. Sa technique est confrontée à la matière charbon.
Dans l’écriture chorégraphique, le lâcher-prise est rendu visible à travers les motifs cycliques dansés : la chute, l’élan, le déséquilibre...
avec les soutiens: Charleroi danse, La Bellone, Nos Années Sauvages, ISAC, Le Grand Cordel.































